{"id":1573,"date":"2012-08-01T13:05:35","date_gmt":"2012-08-01T12:05:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.oldwishes.net\/tales\/?p=1573"},"modified":"2012-08-01T13:05:35","modified_gmt":"2012-08-01T12:05:35","slug":"culture-de-jeunesse-et-transmediation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/","title":{"rendered":"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation"},"content":{"rendered":"<h6 style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-3241 aligncenter\" src=\"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/bar.png\" alt=\"\" width=\"251\" height=\"36\"><span style=\"color: #800000;\">Cet article est issu du m\u00e9moire de :&nbsp;<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #800000;\"><strong>LENSEN, C\u00e9cile<\/strong>, <em>Une \u00e9tude du double lectorat et de l\u2019intertextualit\u00e9 transartistique dans l\u2019album de jeunesse contemporain<\/em>, M\u00e9moire d\u2019histoire de l\u2019art, Universit\u00e9 de Li\u00e8ge, 2012, [en ligne], disponible sur&nbsp;http:\/\/www.oldwishes.net\/tales\/intertextualite-et-double-lectorat\/&nbsp;<\/span>&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-3241 aligncenter\" src=\"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/bar.png\" alt=\"\" width=\"251\" height=\"36\"><\/h6>\n<blockquote><p><em>\u00ab [La culture de jeunesse est] fond\u00e9e sur une s\u00e9rie de signes qui d\u00e9passent largement les fronti\u00e8res propres \u00e0 chaque m\u00e9dias : les \u0153uvres mettent en valeur leur coh\u00e9sion culturelle, en empruntant constamment aux th\u00e8mes et aux st\u00e9r\u00e9otypes des autres m\u00e9dias[1] \u00bb.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>Au XXI\u00e8me si\u00e8cle, il devient difficile d\u2019envisager l\u2019album et par extension la litt\u00e9rature de jeunesse sans les inscrire dans un environnement, des valeurs et des r\u00e9f\u00e9rences qui leur sont propres. De ce fait, l\u2019intertextualit\u00e9 est en train de devenir une caract\u00e9ristique majeure de cette litt\u00e9rature. Mathieu Letourneux va plus loin en \u00e9voquant l\u2019id\u00e9e d\u2019une transm\u00e9diation[2]. Bien que non sp\u00e9cifique \u00e0 la jeunesse, la transm\u00e9diation est parfaitement mise en valeur dans ce contexte, aussi bien au niveau de la quantit\u00e9 qu\u2019au niveau de la qualit\u00e9. Elle s\u2019inscrit, \u00e9galement, dans la culture de masse. Chaque mass-m\u00e9dia \u2013 cin\u00e9ma, litt\u00e9rature, jeux-vid\u00e9os, etc. &#8211; va r\u00e9interpr\u00e9ter \u00e0 l\u2019infini des sujets et des th\u00e8mes st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s. Peu \u00e0 peu, ces r\u00e9f\u00e9rences et ces codes vont persister, permettant la naissance d\u2019une culture de jeunesse propre. \u00c0 travers ce prisme, le jeune retrouve ses personnages f\u00e9tiches et ses univers pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s tout au long de ses livres et de ses films, il peut m\u00eame incarner ses h\u00e9ros dans ses jeux, \u00e9lectroniques ou non. La naissance de cette culture de jeunesse s\u2019ins\u00e8re en grande partie de ce que Pascal Durand qualifie de culture m\u00e9diatique, dont il donne une d\u00e9finition en trois parties :<\/p>\n<blockquote><p><em>\u00ab Par \u00ab culture m\u00e9diatique \u00bb, on peut entendre au moins trois choses. Premi\u00e8rement, [\u2026] des produits culturels mis en forme par et pour leur support d\u2019inscription et de diffusion. Deuxi\u00e8mement, une culture m\u00e9diatique sp\u00e9cifique \u00e0 un m\u00e9dia en particulier, [\u2026] un appareil m\u00e9diatique, qui va acqu\u00e9rir une influence suffisante pour faire office d\u2019axe de diffusion. Troisi\u00e8mement et plus largement, l\u2019existence d\u2019une culture m\u00e9diatique vue et v\u00e9cue comme un syst\u00e8me de repr\u00e9sentations dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment duquel baigneraient nos soci\u00e9t\u00e9s modernes. [\u2026] donnant aux individus l\u2019impression d\u2019\u00eatre entour\u00e9 par l\u2019information au jour le jour [3]\u00bb.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>\u00c0 partir de ces trois d\u00e9finitions, il est possible de mettre en avant certaines caract\u00e9ristiques de la production et de la consommation culturelle au sein de la litt\u00e9rature de jeunesse et plus particuli\u00e8rement de l\u2019album.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>Un support et ses contraintes<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>ngg_shortcode_0_placeholder&nbsp;<span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>Dans le premier cas, les \u0153uvres culturelles sont consid\u00e9r\u00e9es comme des produits, leur conception d\u00e9pend du support et des contraintes qui lui sont li\u00e9s. C\u2019est le cas notamment d\u2019\u0153uvres construites autour d\u2019une innovation technologique tels que les films \u00e0 effet sp\u00e9ciaux et en 3D. Ces r\u00e9alisations sont format\u00e9es afin de correspondre au mieux \u00e0 leur d\u00e9veloppement commercial. C\u2019est le cas de l\u2019adaptation du livre du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, qui a \u00e9t\u00e9 produit en un film, un jeu vid\u00e9o et ses d\u00e9riv\u00e9s marketing.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>L\u2019album de jeunesse peut se glisser sans ambages dans ce contexte qui met en valeur les \u0153uvres, et plus particuli\u00e8rement les produits culturels qui sont mis en forme pour un support de diffusion propre. Ces \u0153uvres fondent leur pouvoir de s\u00e9duction sur l\u2019usage qu\u2019elles font des possibilit\u00e9s offertes par le m\u00e9dia en question, comme c\u2019est le cas au cin\u00e9ma avec les effets sp\u00e9ciaux ou en architecture avec les mat\u00e9riaux : l\u2019album a \u00e9galement ce type de relation au m\u00e9dia. Il y a in\u00e9vitablement les contraintes que repr\u00e9sentent le fait de s\u2019adresser \u00e0 un enfant : l\u2019enfant n\u2019a pas la m\u00eame mani\u00e8re de manipuler un livre qu\u2019un adulte. Ainsi, toute une s\u00e9rie d\u2019ajustements inspir\u00e9s par le lecteur vont \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s, bousculant au passage quelques conventions qui r\u00e9gissent l\u2019univers du livre. Ainsi, on voit appara\u00eetre les livres en carton, les livres de bain en plastique, des livres en tissu lavables. Ces \u0153uvres vont se construire essentiellement en fonction de leur support. Dans certains cas, certes extr\u00eames, le support l\u2019emporte r\u00e9ellement sur le contenu \u2013 comme c\u2019est le cas pour les livres de bain.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>Cependant, ce n\u2019est pas l\u2019apanage des livres pour les tout-petits, c\u2019est \u00e9galement pr\u00e9sent dans l\u2019album des 8-12 ans, ce principe est baptis\u00e9 par Mathieu Letourneux, le support virtuose : L\u2019album de jeunesse ne s\u2019efface pas devant le texte, au contraire du livre pour adulte qui se fond dans une forme conventionnelle. L\u2019album \u00e9chappe aux dimensions traditionnelles pour s\u2019habiller de nombreux formats et les nouvelles technologies de l\u2019\u00e9dition ach\u00e8vent d\u2019offrir aux livres pour enfants de nouvelles possibilit\u00e9s d\u2019expression, faisant du livre un objet manipulable et transformable \u00e0 l\u2019envie par les cr\u00e9ateurs qui red\u00e9finissent de jour en jour ses limites. Cette po\u00e9tique du support sera d\u00e9velopp\u00e9e plus en d\u00e9tail dans le chapitre suivant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>Une culture propre \u00e0 un m\u00e9dia<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>Dans le second cas, il s\u2019agit d\u2019une culture propre \u00e0 un m\u00e9dia particulier : t\u00e9l\u00e9visuelle, litt\u00e9raire, cin\u00e9matographique. Chacune d\u2019entre-elles peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une culture m\u00e9diatique \u00e0 part enti\u00e8re. Il est bon de rappeler qu\u2019un media d\u00e9signe avant tout un support de diffusion de l\u2019information, un moyen pour l\u2019homme de communiquer avec ses semblables. Un certain nombre de contraintes techniques sont li\u00e9es \u00e0 celui-ci et elles influencent forc\u00e9ment la mani\u00e8re dont le m\u00e9dia va effectuer sa transmission : on ne transmet pas les informations et les \u00e9motions de la m\u00eame mani\u00e8re avec un livre, un film, un tableau ou une musique. Il s\u2019agit bien de quatre m\u00e9dias qui donnent chacun une interpr\u00e9tation diff\u00e9rente d\u2019une m\u00eame chose : le monde.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>En 1968, Marshall McLughan \u00e9crit cette phrase d\u00e9sormais bien connue : \u00ab Le m\u00e9dia est le message[4] \u00bb, ce qui signifie, en fait, que le message est construit autant, si ce n\u2019est plus, par le m\u00e9dia que par l\u2019\u00e9metteur. Si on consid\u00e8re maintenant que chaque m\u00e9dia a une culture sp\u00e9cifique, celle-ci serait li\u00e9e au caract\u00e8re irr\u00e9ductible de son langage. \u00c0 premi\u00e8re vue, la litt\u00e9rature de jeunesse n\u2019est pas un m\u00e9dia sp\u00e9cifique, on ne pourrait donc pas parler de culture m\u00e9diatique. Cependant selon Mathieu Letourneux, certains \u00e9l\u00e9ments m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre approfondis. Les canaux de diffusion de la litt\u00e9rature de jeunesse sont diff\u00e9rents de ceux de la litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale. Des \u00e9diteurs se sont sp\u00e9cialis\u00e9s dans la jeunesse et les \u00e9ditions g\u00e9n\u00e9ralistes ont cr\u00e9\u00e9 des collections pour l\u2019enfance, certaines librairies se sp\u00e9cialisent et globalement les livres sont g\u00e9n\u00e9ralement dans des rayons \u00e0 part de la litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale. Ces diff\u00e9rences de terrain mettent en \u00e9vidence que bien que la litt\u00e9rature de jeunesse conserve le support du livre, les variations qu\u2019elle propose sont telles qu\u2019elles ont donn\u00e9 naissance \u00e0 un domaine \u00e0 part enti\u00e8re du champ litt\u00e9raire qu\u2019on ne peut confondre avec la litt\u00e9rature adulte.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>Ces variations d\u00e9pendent en grande partie de l\u2019\u00e2ge du destinataire, le livre \u00e9volue selon les comp\u00e9tences pr\u00e9sum\u00e9es du petit lecteur. Jusqu\u2019\u00e0 ses six ans environs, l\u2019enfant ne sait pas lire, sa relation au texte est indirecte puisqu\u2019il faut qu\u2019un adulte lui raconte l\u2019histoire ; l\u2019image quant \u00e0 elle lui est d\u00e9j\u00e0 accessible. L\u2019album s\u2019adresse ainsi \u00e0 un destinataire d\u00e9doubl\u00e9. Les auteurs auront tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 proposer un livre contenant diff\u00e9rentes approches et exp\u00e9riences, en fonction du degr\u00e9 de compr\u00e9hension : plus l\u2019enfant grandit, plus ses ouvrages se rapprocheront de ceux des adultes. Cet \u00e9cart fondamental entre le lecteur enfant et le lecteur adulte induit un mode de diffusion particulier du discours qui affecte la nature m\u00eame du m\u00e9dia ; l\u2019album n\u2019a pas grand chose de commun avec ce que l\u2019on associe traditionnellement au livre. Il est tout \u00e0 la fois imagier et \u00ab partition destin\u00e9e \u00e0 servir de support \u00e0 la voix du conteur \u00bb[5]. Par cons\u00e9quent, l\u2019album associe deux langages ind\u00e9pendants, il les met en pr\u00e9sence et les fait dialoguer, cr\u00e9ant du m\u00eame coup un troisi\u00e8me langage hybride porteur d\u2019un sens nouveau. Une troisi\u00e8me voix qui na\u00eet de cette relation particuli\u00e8re entre le texte et l\u2019image qui oscille entre la compl\u00e9mentarit\u00e9 et l\u2019opposition des informations. En d\u00e9finitive, la litt\u00e9rature de jeunesse et plus particuli\u00e8rement l\u2019album d\u00e9veloppe une communication complexe bas\u00e9e sur un dialogisme permanent entre les langages picturaux, verbaux, oraux et \u00e9crits.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>\u00c0 cette place de m\u00e9diateur que tient l\u2019adulte, s\u2019ajoute celle de prescripteur, ne serait-ce d\u00e9j\u00e0 que par le fait que l\u2019enfant n\u2019est pas autonome financi\u00e8rement. D\u00e8s lors, \u00e9diteurs comme auteurs vont devoir s\u2019adresser en premier lieu aux adultes. Par cons\u00e9quent, les adultes influencent bon gr\u00e9 mal gr\u00e9 cette culture de jeunesse, ils interviennent directement ou indirectement dans le processus de r\u00e9alisation et de communication. Ils m\u00e9diatisent, ils transmettent la parole d\u2019un auteur \u00e9galement adulte. La transmission est un fait central dans la litt\u00e9rature de jeunesse, que cela soit d\u2019un savoir, d\u2019une morale, de valeurs ou de culture. Ces valeurs sont majoritairement issues du monde adulte. Il existe bien une culture de jeunesse mais il est important de ne pas perdre de vue l\u2019influence du monde adulte sur elle. Les adultes transmettent dans leurs ouvrages la vision qu\u2019ils ont de l\u2019enfance, de ce qu\u2019elle devrait \u00eatre, de son r\u00f4le et de sa relation \u00e0 l\u2019adulte. Cette ambig\u00fcit\u00e9 est \u00e0 l\u2019origine du double lectorat.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>Une culture multim\u00e9diatique et transm\u00e9diatique<\/strong><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>&nbsp;<\/strong><\/h2>\n<p>ngg_shortcode_1_placeholder<span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>Le troisi\u00e8me et dernier cas est le plus vaste, cette derni\u00e8re d\u00e9finition peut inclure les deux autres. Le terme de culture m\u00e9diatique ne sert plus uniquement \u00e0 d\u00e9finir la relation \u00e0 un m\u00e9dia, mais les relations aux m\u00e9dias en tant que syst\u00e8me globalisant et la relation entre les m\u00e9dias. Pour Daniel Hade, une fiction \u00e0 succ\u00e8s doit pouvoir se d\u00e9cliner sur de nombreux supports[6] &#8211; ce que nous appelons la multim\u00e9diatisation. Certaines \u0153uvres litt\u00e9raires mondialement connues ont ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9clin\u00e9es dans d\u2019autres m\u00e9dias comme c\u2019est le cas pour le cycle d\u2019<em>Harry Potter<\/em> ou l\u2019album de Chris Van Allsburg, <em>Le Boreal Express<\/em>. Il va plus loin, pour lui, la long\u00e9vit\u00e9 d\u2019une fiction d\u00e9pend de la capacit\u00e9 de la marque \u00e0 \u00eatre d\u00e9clin\u00e9e. La fiction de jeunesse &#8211; et surtout ses personnages &#8211; deviennent par cons\u00e9quent une marque \u00e0 l\u2019instar de Nike vendant ses licences \u00e0 des sous-traitants : une peluche associ\u00e9e \u00e0 un personnage de livre va v\u00e9hiculer tout un condens\u00e9 de valeurs, d\u2019id\u00e9es et de sentiments qui sont propres au personnage dont elle est inspir\u00e9e. Elle devient un des multiples moyens d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la fiction, l\u2019enfant peut d\u2019ailleurs d\u00e9couvrir l\u2019univers livresque \u00e0 partir de ce m\u00eame jouet. Cette v\u00e9nalit\u00e9 peut para\u00eetre choquante, cependant cette commercialisation est vitale \u00e0 la culture. La transm\u00e9diation est la garantie d\u2019une survie \u00e9conomique dans un contexte de m\u00e9diatisation de masse. La litt\u00e9rature va tirer parti du succ\u00e8s des autres m\u00e9dias, notamment gr\u00e2ce aux novellisations[7] inspir\u00e9es de jeux-vid\u00e9os ou de films connus.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>Pour Bertrand Ferrier, cette multim\u00e9diatisation optimise l\u2019exploitation d\u2019une marque et plus int\u00e9ressant encore, la pr\u00e9tendue cible jeunesse va permettre \u00ab de d\u00e9velopper des produits f\u00e9d\u00e9rateurs ou transg\u00e9n\u00e9rationnels \u00bb[8] qui r\u00e9unissent tous les m\u00e9dias possibles et plus particuli\u00e8rement les m\u00e9dias audio-visuels qui deviennent, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, une sorte de garantie de qualit\u00e9 pour le livre. Dans ce contexte, c\u2019est bien \u00e9videmment la litt\u00e9rature qui subit de plus en plus l\u2019influence des autres m\u00e9dias, elle n\u2019a plus une position dominante et prescriptrice au niveau de la consommation culturelle. De ce fait, la lecture est devenue une pratique culturelle parmi d\u2019autres.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>Selon Daniel Hade, ces \u00ab histoires et marchandises r\u00e9unies construisent peu \u00e0 peu leur propre mythologie \u00bb : en effet, il ne faut plus seulement s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la seule \u0153uvre fictive mais aborder celle-ci \u00e0 travers les s\u00e9ries intertextuelles et architextuelles dont elle \u00e9mane. Ce qui comprend aussi bien les intertextes issus d\u2019autres \u0153uvres m\u00e9diatiques traditionnelles (livres, cin\u00e9ma et t\u00e9l\u00e9vision), les intertextes issus de support mixte mi-jeu et mi-fiction narrative (jeux vid\u00e9o ou jeux de r\u00f4le) et les produits ludiques. Ces produits ludiques convoquent implicitement ou explicitement un imaginaire narratif issu des intertextes ou architextes emprunt\u00e9s aux fictions narratives des m\u00e9dias traditionnels et cela afin d\u2019orienter les activit\u00e9s et les jeux du jeune consommateur. Selon Stig Hjavard, il s\u2019agit d\u2019un \u00ab processus de m\u00e9diatisation et de narrativation des jeux et des jouets contemporains[9] \u00bb. Le jeu s\u2019inspire des fictions et des productions m\u00e9diatiques en g\u00e9n\u00e9rale et en g\u00e9n\u00e8re \u00e0 son tour. Selon Kendal Walton, ces jeux et jouets qui investissent le domaine des fictions narratives portent en eux les germes de nombreux sc\u00e9narios intertextuels qui peuvent indiquer les usages fictifs possibles des jouets (les pirates \u00e9voquent les r\u00e9cits d\u2019aventure, les princesses, les contes de f\u00e9es). Par cons\u00e9quent, l\u2019enfant r\u00e9interpr\u00e8te \u00e0 sa mani\u00e8re, dans ces histoires et ses jeux, ces codes et ces st\u00e9r\u00e9otypes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>L\u2019impact et les influences sur la litt\u00e9rature de jeunesse<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>ngg_shortcode_2_placeholder<span style=\"color: #ffffff;\">&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>&nbsp;L\u2019influence des m\u00e9dias peut se situer \u00e0 plusieurs niveaux dans la litt\u00e9rature de jeunesse : \u00e0 travers les th\u00e8mes privil\u00e9gi\u00e9s, les structures de r\u00e9cits, les conventions ou encore les pratiques narratives ou stylistiques. On parlera notamment d\u2019\u00e9criture cin\u00e9matographique ou photographique. Dans le domaine de l\u2019album, cette transposition s\u2019effectue principalement au niveau de l\u2019image. Cette influence est ais\u00e9ment perceptible dans l\u2019album du XXI\u00e8me si\u00e8cle, les illustrateurs s\u2019inspirent, pour leurs compositions, des langages cin\u00e9matographiques et photographiques \u2013 les diff\u00e9rents cadrages : champ, hors champ, d\u00e9cadrage, plong\u00e9e, contre-plong\u00e9e, etc. Ils insufflent du mouvement dans les livres en d\u00e9tournant les principes du story-board. Il n\u2019est pas rare que les compositions varient d\u2019une double page \u00e0 l\u2019autre. Ce principe est bien s\u00fbr accentu\u00e9 par l\u2019int\u00e9gration du texte \u00e0 l\u2019image dans certaines compositions.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span> Cette nouvelle culture de jeunesse s\u2019incarne \u00e9galement dans l\u2019album gr\u00e2ce \u00e0 la pratique de l\u2019intertextualit\u00e9, celle-ci n\u2019est pas neuve mais la transm\u00e9diation a accentu\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne et lui a ouvert d\u2019autres portes. Les albums sont \u00e0 l\u2019image de leur temps : les valeurs, la conception de l\u2019\u00e9ducation et de la culture passent dans le r\u00e9cit. L\u2019illustration quant \u00e0 elle incarne son \u00e9poque et se fait le miroir des mouvements artistiques. Dans l\u2019image des albums, on ne trouve pas seulement les go\u00fbts et les tendances mais \u00e9galement le quotidien et ses objets proches de l\u2019enfance : v\u00eatements, livres, jouets, ustensiles, produits de consommation\u2026 C\u2019est le cas notamment dans Jeu de piste \u00e0 Volubilis[10] de Max Ducos o\u00f9 l\u2019on trouve aussi bien des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019art contemporain, des magazines de mode et des produits de beaut\u00e9 clairement identifiables dans la salle de bain de la maison. Le fait de trouver des objets de grande consommation ou des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 une culture m\u00e9diatique de masse est assez r\u00e9cent et peut sembler typique du XXI\u00e8me si\u00e8cle. Il n\u2019est pas rare de trouver des objets et des jouets \u00e0 l\u2019effigie d\u2019un personnage de film ou de dessins anim\u00e9s au sein des illustrations, ils sont bien souvent l\u00e0 pour rappeler \u00e0 l\u2019enfant son environnement proche. C\u2019est le cas notamment dans Cerise Griotte[11] de Benjamin Lacombe o\u00f9 l\u2019on peut reconna\u00eetre des jouets \u00e0 l\u2019effigie des personnages connus des enfants tels que Sally, Totoro ou Doris[12]. Dans Blaise et le ch\u00e2teau d&rsquo;Anne Hivers\u00e8re de Claude Ponti, la derni\u00e8re double page comporte un nombre incalculable de personnages du monde de l\u2019enfance issus de tous les m\u00e9dias possibles[13]. Cette double page montre \u00e0 elle seule une majorit\u00e9 des personnages marquants de la culture de jeunesse de la fin du XX\u00e8me et du d\u00e9but XXI\u00e8me si\u00e8cle. Ce qui nous met devant un principe inh\u00e9rent aux r\u00e9f\u00e9rences : leur temporalit\u00e9. Il est \u00e0 fort \u00e0 parier que certains personnages ne seront plus identifi\u00e9s par les enfants dans quelques ann\u00e9es car le contexte aura chang\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>&nbsp;D\u2019un point de vue social, cette culture de jeunesse permet au pr\u00e9adolescent et \u00e0 l\u2019adolescent une identification sociale et culturelle qui peut lui sembler primordiale. Certaines \u0153uvres sont pl\u00e9biscit\u00e9es par le groupe et participent \u00e0 sa coh\u00e9sion. Cette volont\u00e9 d\u2019avoir une culture commune et famili\u00e8re avec les autres ainsi que l\u2019int\u00e9r\u00eat prononc\u00e9 pour un type de r\u00e9cit donn\u00e9, contribue \u00e0 escamoter l\u2019unit\u00e9 des \u0153uvres narr\u00e9es. Cela au profit des relations entre les \u0153uvres et entre les m\u00e9dias. Le jeune ne va plus forc\u00e9ment chercher une \u0153uvre pour ses qualit\u00e9s intrins\u00e8ques mais surtout pour le plaisir d\u2019un r\u00e9cit st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 et l\u2019identification sociale qu\u2019elle lui apporte. Ce qui peut se traduire par l\u2019importance de certains genres populaires tels que la science-fiction ou la bit-lit[14] qui a r\u00e9uni des milliers de lectrices autour de romans tels que le cycle Twilight de Stephenie Meyer qui a, par ailleurs, \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 au cin\u00e9ma. Cette vague paranormale et vampirique a, en outre, donn\u00e9 naissance \u00e0 de nombreux romans et plusieurs s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es (True Blood de HBO et Vampire\u2019s Diaries de CW).<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span>&nbsp;De ce fait, Bertrand Ferrier consid\u00e8re que l\u2019impact de la multim\u00e9diatisation s\u2019incarne en trois principes : la litt\u00e9rature de jeunesse doit \u00eatre conforme, g\u00e9n\u00e9rale et plastique. Une fiction peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme conforme s\u2019il respecte les cadres moraux et sociaux acceptables par le plus grand nombre, ce qui est en ligne directe de la loi du 16 juillet 1949. La fiction doit \u00e9galement \u00eatre g\u00e9n\u00e9rale, ce qui signifie qu\u2019elle doit convenir \u00e0 un double public : elle ne doit exclure aucun consommateur potentiel.<br \/>\nPour Bertrand Ferrier, de plus en plus de fictions feignent de ne pas s\u2019adresser \u00e0 la jeunesse, tentant ainsi de sortir du cadre d\u2019une \u00e9ventuelle simplicit\u00e9 enfantine dite d\u00e9bile par l\u2019auteur, tout en restant conforme \u00e0 ce que l\u2019on attend d\u2019une fiction pour la jeunesse. On demande donc \u00e0 la fiction enfantine de rester souple et plastique, d\u2019\u00eatre pour la jeunesse mais pas tout \u00e0 fait ou pas seulement. La fiction devient mall\u00e9able et se doit d\u2019\u00e9chapper autant que faire se peut du support clich\u00e9. La transm\u00e9diation qui a lieu entre le livre d\u2019enfant et le reste des m\u00e9dias montrent le potentiel qui s\u2019y cache : que cela soit \u00e0 travers des films, des novellisations, etc.<\/p>\n<hr>\n<p>&nbsp;La derni\u00e8re particularit\u00e9 qui \u00e9mane de cette transm\u00e9diation est : l\u2019adulte, un enfant comme un autre. Depuis quelques ann\u00e9es, les produits transg\u00e9n\u00e9rationnels jouant le jeu de la nostalgie et de l\u2019enfance perdue se font de plus en plus nombreux. Cela se traduit au niveau \u00e9ditorial par la volont\u00e9 de se faire rencontrer tous les \u00e2ges dans des ouvrages toujours plus nombreux, mais \u00e9galement par une grande proximit\u00e9 dans les logiques commerciales d\u00e9velopp\u00e9es pour les enfants et les adultes et pour finir, par une grande capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9cliner les produits. De moins en moins d\u2019auteurs et d\u2019\u00e9diteurs op\u00e8rent une distinction nette entre les fictions pour la jeunesse et celles pour les adultes. Ce qui est particuli\u00e8rement visible dans certains albums &#8211; le livre de jeunesse par essence &#8211; qui devient d\u00e8s lors inclassable pour les libraires, puisqu\u2019il n\u2019y a pas (encore) officiellement d\u2019albums pour adulte. Pour Bertrand Ferrier, ce n\u2019est pas une bonne nouvelle, cela signifie surtout que l\u2019on n\u00e9glige la \u00ab sp\u00e9cificit\u00e9 de l\u2019horizon de r\u00e9ception constitu\u00e9 par les jeunes lecteurs[15] \u00bb et cela renvoie \u00e0 un signe d\u2019infantilisation g\u00e9n\u00e9rale de la soci\u00e9t\u00e9. \u00c0 tel point qu\u2019il devient difficile de voir la diff\u00e9rence entre les fictions tous m\u00e9dias confondus car si \u00ab tout le monde continue \u00e0 parler d\u2019enfants et d\u2019adultes[16] \u00bb, on ne pr\u00eate pas attention au fait que ces \u00ab appellations ne renvoient plus \u00e0 rien de connu[17] \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Illustration de couverture : Noob BD, n\u00b09 &#8211; Un tr\u00e8s bon exemple de transm\u00e9diation. Le cr\u00e9ateur, Fabien Fournier, se d\u00e9finit lui-m\u00eame comme auteur transm\u00e9dias.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<h6>&nbsp;<\/h6>\n<h6>[1] LETOURNEUX, Mathieu, Litt\u00e9rature de jeunesse et culture m\u00e9diatique dans La litt\u00e9rature de jeunesse en question(s), Rennes, PUR, 2009, p. 188.<\/h6>\n<h6>[2] LETOURNEUX, Mathieu, Litt\u00e9rature de jeunesse et culture m\u00e9diatique dans La litt\u00e9rature de jeunesse en question(s), Rennes, PUR, 2009, p. 185.<\/h6>\n<h6>[3] Cette d\u00e9finition est issue du cours: Les cultures de masses de Pascal Durand, en 2010.<\/h6>\n<h6>[4] MCLUHAN, Marshall, Pour comprendre les m\u00e9dias, Paris, Le Seuil, Points, 1968.<\/h6>\n<h6>[5] LETOURNEUX, Mathieu, Litt\u00e9rature de jeunesse et culture m\u00e9diatique dans La litt\u00e9rature de jeunesse en question(s), Rennes, PUR, 2009, p. 195.<\/h6>\n<h6>[6] HADE, Daniel D., Des histoires qui sont aussi des marchandises, dans DOUGLAS, Virginie (dir.), Perspectives contemporaines du roman pour la jeunesse, Paris, L\u2019Harmattan, 2003, p.47-48.<\/h6>\n<h6>[7] Ces romans permettent de combler les manques des r\u00e9cits initiaux et de faire plonger le jeune lecteur dans son univers de pr\u00e9dilection. On se retrouve \u00e0 nouveau dans un processus r\u00e9p\u00e9titif o\u00f9 les livres donnent la possibilit\u00e9 de retourner encore et encore dans un univers appr\u00e9ci\u00e9.<\/h6>\n<h6>[8] FERRIER, Bertrand, D\u00e9cliner pour progresser : 25 strat\u00e9gies multim\u00e9diatiques dans l\u2019\u00e9dition pour la jeunesse, Stren\u00e6 (En ligne), mis en ligne le 21 juin 2011, (r\u00e9f. 15\/02\/2012), disponible sur http:\/\/strenae.revues.org\/286<\/h6>\n<h6>[9] HJARVARD, Stig, From Bricks to Bytes : The Mediatization of a Global Toy Industry, Ib Bondebjerg et Peter Golding, European Culture and the Media, Bristol, Portland, Intellect Books, 2004.<\/h6>\n<h6>[10] DUCOS, Max, Jeu de piste \u00e0 Volubilis, Paris, Editions Sarbacane, 2006<\/h6>\n<h6>[11] LACOMBE, Benjamin, Cerise Griotte, Paris, Seuil Jeunesse, 2006<\/h6>\n<h6>[12] Le personnage de Sally du film Nightmare Before Christmas de Tim Burton, le personnage de Totoro du film \u00e9ponyme d\u2019Hayao Miyazaki et le personnage de Doris, du Monde de N\u00e9mo des studios Pixar.<\/h6>\n<h6>[13] Parmi ceux-ci : Frankenstein, la Princesse des Mots-tordu, Ast\u00e9rix et Ob\u00e9lix, Pingu, Pierre Lapin, Calimero, Dumbo l&rsquo;\u00e9l\u00e9phant volant, Charlie Chaplin, le Magicien d&rsquo;Oz, Denver le dernier dinosaure, Babar, Mario Bros, Superman, Dragon Ball Z, Harry Potter, Les Simpson, Yoda, &#8230; et beaucoup d\u2019autres.<\/h6>\n<h6>[14] Bit-lit se traduit litt\u00e9ralement par litt\u00e9rature mordante. C\u2019est un genre de roman d\u2019amour et de fantasy urbaine r\u00e9unissant une h\u00e9ro\u00efne humaine en prise avec des cr\u00e9atures surnaturelles et fantastique telles que des vampires ou des lycanthropes.<\/h6>\n<h6>[15] FERRIER, Bertrand, D\u00e9cliner pour progresser : 25 strat\u00e9gies multim\u00e9diatiques dans l\u2019\u00e9dition pour la jeunesse, Stren\u00e6 (En ligne), mis en ligne le 21 juin 2011, (r\u00e9f. 15\/02\/2012), disponible sur http:\/\/strenae.revues.org\/286<\/h6>\n<h6>[16] Idem.<\/h6>\n<h6>[17] Idem.<\/h6>\n<h6>&nbsp;<\/h6>\n<h6>&nbsp;<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article est issu du m\u00e9moire de :&nbsp; LENSEN, C\u00e9cile, Une \u00e9tude du double lectorat et de l\u2019intertextualit\u00e9 transartistique dans l\u2019album de jeunesse contemporain, M\u00e9moire d\u2019histoire de l\u2019art, Universit\u00e9 de Li\u00e8ge, 2012, [en ligne], disponible sur&nbsp;http:\/\/www.oldwishes.net\/tales\/intertextualite-et-double-lectorat\/&nbsp;&nbsp; \u00ab [La culture de jeunesse est] fond\u00e9e sur une s\u00e9rie de signes qui d\u00e9passent largement les fronti\u00e8res propres \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3777,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[48,222,223,313,352,569,576,624,691,868,900,901],"class_list":["post-1573","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-poetique","tag-album","tag-culture-de-jeunesse","tag-culture-de-masse","tag-fabien-fournier","tag-fourrier","tag-letourneux","tag-litterature-de-jeunesse","tag-media","tag-noob","tag-support","tag-transmediation","tag-transmediatique"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.0 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation - Les dits d&#039;Oldwishes<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation - Les dits d&#039;Oldwishes\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Cet article est issu du m\u00e9moire de :&nbsp; LENSEN, C\u00e9cile, Une \u00e9tude du double lectorat et de l\u2019intertextualit\u00e9 transartistique dans l\u2019album de jeunesse contemporain, M\u00e9moire d\u2019histoire de l\u2019art, Universit\u00e9 de Li\u00e8ge, 2012, [en ligne], disponible sur&nbsp;http:\/\/www.oldwishes.net\/tales\/intertextualite-et-double-lectorat\/&nbsp;&nbsp; \u00ab [La culture de jeunesse est] fond\u00e9e sur une s\u00e9rie de signes qui d\u00e9passent largement les fronti\u00e8res propres \u00e0 [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Les dits d&#039;Oldwishes\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2012-08-01T12:05:35+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"960\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"360\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Naini\u00eb\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Naini\u00eb\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"20 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/\"},\"author\":{\"name\":\"Naini\u00eb\",\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/#\/schema\/person\/7c2b93f661d1b781eb01e14b43d58997\"},\"headline\":\"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation\",\"datePublished\":\"2012-08-01T12:05:35+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/\"},\"wordCount\":4085,\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg\",\"keywords\":[\"Album\",\"Culture de jeunesse\",\"culture de masse\",\"Fabien Fournier\",\"Fourrier\",\"Letourneux\",\"litt\u00e9rature de jeunesse\",\"m\u00e9dia\",\"Noob\",\"support\",\"transm\u00e9diation\",\"transmediatique\"],\"articleSection\":[\"Po\u00e9tique\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/\",\"url\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/\",\"name\":\"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation - Les dits d&#039;Oldwishes\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg\",\"datePublished\":\"2012-08-01T12:05:35+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/#\/schema\/person\/7c2b93f661d1b781eb01e14b43d58997\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg\",\"width\":960,\"height\":360},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/#website\",\"url\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/\",\"name\":\"Les dits d&#039;Oldwishes\",\"description\":\"Lettres et bruissements d&#039;elle...\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/#\/schema\/person\/7c2b93f661d1b781eb01e14b43d58997\",\"name\":\"Naini\u00eb\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/ab359a5bf72662f48629525959fe0afc2da965daa3e775ae9f15d9c1f2c55144?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/ab359a5bf72662f48629525959fe0afc2da965daa3e775ae9f15d9c1f2c55144?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"Naini\u00eb\"},\"url\":\"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/author\/admin\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation - Les dits d&#039;Oldwishes","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation - Les dits d&#039;Oldwishes","og_description":"Cet article est issu du m\u00e9moire de :&nbsp; LENSEN, C\u00e9cile, Une \u00e9tude du double lectorat et de l\u2019intertextualit\u00e9 transartistique dans l\u2019album de jeunesse contemporain, M\u00e9moire d\u2019histoire de l\u2019art, Universit\u00e9 de Li\u00e8ge, 2012, [en ligne], disponible sur&nbsp;http:\/\/www.oldwishes.net\/tales\/intertextualite-et-double-lectorat\/&nbsp;&nbsp; \u00ab [La culture de jeunesse est] fond\u00e9e sur une s\u00e9rie de signes qui d\u00e9passent largement les fronti\u00e8res propres \u00e0 [&hellip;]","og_url":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/","og_site_name":"Les dits d&#039;Oldwishes","article_published_time":"2012-08-01T12:05:35+00:00","og_image":[{"width":960,"height":360,"url":"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"Naini\u00eb","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Naini\u00eb","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"20 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/"},"author":{"name":"Naini\u00eb","@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/#\/schema\/person\/7c2b93f661d1b781eb01e14b43d58997"},"headline":"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation","datePublished":"2012-08-01T12:05:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/"},"wordCount":4085,"image":{"@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg","keywords":["Album","Culture de jeunesse","culture de masse","Fabien Fournier","Fourrier","Letourneux","litt\u00e9rature de jeunesse","m\u00e9dia","Noob","support","transm\u00e9diation","transmediatique"],"articleSection":["Po\u00e9tique"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/","url":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/","name":"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation - Les dits d&#039;Oldwishes","isPartOf":{"@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg","datePublished":"2012-08-01T12:05:35+00:00","author":{"@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/#\/schema\/person\/7c2b93f661d1b781eb01e14b43d58997"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#primaryimage","url":"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg","contentUrl":"https:\/\/la-conteuse.net\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/03.jpg","width":960,"height":360},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/2012\/08\/01\/culture-de-jeunesse-et-transmediation\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/la-conteuse.net\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"La culture de jeunesse et la transm\u00e9diation"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/#website","url":"https:\/\/la-conteuse.net\/","name":"Les dits d&#039;Oldwishes","description":"Lettres et bruissements d&#039;elle...","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/la-conteuse.net\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/#\/schema\/person\/7c2b93f661d1b781eb01e14b43d58997","name":"Naini\u00eb","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/la-conteuse.net\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/ab359a5bf72662f48629525959fe0afc2da965daa3e775ae9f15d9c1f2c55144?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/ab359a5bf72662f48629525959fe0afc2da965daa3e775ae9f15d9c1f2c55144?s=96&d=mm&r=g","caption":"Naini\u00eb"},"url":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/author\/admin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1573","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1573"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1573\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3777"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1573"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1573"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-conteuse.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1573"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}